La Protection Civile vient en aide aux sinistrés du Vanuatu

L’archipel du Vanuatu a été totalement dévasté par le passage du typhon Pam, classé en catégorie cinq, qui a fait au moins 24 victimes et des dégâts considérables. Toutes les constructions légères ont été jetées à terre, la plupart des écoles sont détruites et l'hôpital central de Port villa a été endommagé par des vents de 250 à 300 km/h. De nombreuses îles sont toujours coupées du monde. Sur place, l’état d’urgence a été décrété.

Dès samedi le Haut-Commissaire de la République a placé en alerte l’ensemble des acteurs des secours d’urgence aux populations sinistrées, pour pouvoir mobiliser des moyens de secours au Vanuatu. Une équipe de 3 bénévoles de la Protection Civile de Polynésie a décollé lundi matin de Tahiti Faa’a (Mardi matin heure de Paris) à bord d'un avion de transport militaire Casa à destination de Nouméa. Dès dimanche matin (Lundi heure de Paris) une première équipe de la Protection Civile néo-calédonienne se prépare à partir au Vanuatu samedi prochain.

Ils voyagent accompagnés d’un officier de la Sécurité Civile et 3 représentants de l’UNASS afin d’acheminer 2,5 tonnes de matériels de premier secours dont dispose l’Etat en Polynésie Française dans le cadre des accords internationaux entre la France, l’Australie et la Nouvelle Zélande (dispositif Franz). Dans le cadre de ces accords, le Haut-commissariat dispose, en effet, en permanence d’un stock de lots de matériels opérationnels permettant d’apporter une réponse en urgence à une situation de crise humanitaire sur une zone localisée dans le Pacifique sud. Le voyage de Papeete à Vanuatu dure 16 heures (12 h de vol et 4 h d'escale).

Ils ont rejoint ensuite Port Vila, afin de pourvoir aux besoins prioritaires identifiés sur place : des bâches pour construire des abris de fortune destinés à protéger une centaine de familles, du matériel d’ouverture d’itinéraire (tronçonneuses, outillages), l'outillage nécessaire pour consolider les abris de fortune déjà installés sur place, une unité satellitaire de communication et une unité de soutien logistique pour soutenir le détachement pour 10 jours. Sur place c'est l'ONU qui coordonne l'ensemble des opérations et précise les besoins logistiques.

  • Nos 3 bénévoles de la Protection Civile de Polynésie (Crédit Tahiti Infos)
  • Le commandant Robin entouré de l'équipe de secouristes bénévoles (Crédit Tahiti Infos)
  • Commandant Frédéric Daumas, chef des opérations (Crédit Tahiti Infos)
  • Chargement des lots FRANZ dans l'avion CASA (Crédit Tahiti Infos)

Publié le 19 Mars 2015.

Nicolas Bertet, Direction Nationale de la Communication